Qinqhai, Chine – 2005-2012 – 50 élèves

« On peut dire que Mathu est un endroit très très pauvre, c’est un des comtés les plus pauves du Golok. Une loi a été promulguée instituant la scolarité obligatoire et payante. C’est un gros problème pour les gens du Golok ; comment trouver l’argent pour envoyer les enfants à l’école, alors qu’ils n’ont même pas de quoi survivre ! Ce qui veut dire que quand ROKPA France aide le Golok, et Mathu en particulier, c’est vraiment une grande aide. »

Akong Rinpoche, conférence du 3 mai 2007 (faire un lien avec le texte de la conférence)

Situé dans la partie ouest du Golok, non loin des sources de la rivière Machu, Mathu est un des six comtés du Golok. C’est aussi celui qui se trouve à l’altitude la plus élevée, puisqu’il est perché à 4.500m d’altitude.

L’école fondée en 2004 pour aider les enfants les plus pauvres est essentiellement une école tibétaine. Sur les 43 personnes qui y travaillent, on compte 28 enseignants dont 11 femmes. Tous les professeurs sont hautement qualifiés.

L’école est bâtie sur un terrain de 3477 m2 mais la surface des bâtiments n’est que de 146 m2.

Les élèves viennent de 6 villages dont la subsistance dépend de l’élevage mais l’importance des chutes de neige décime régulièrement les troupeaux.

L’école primaire accueille 50 élèves, tous issus de familles déshéritées. 11 d’entre eux sont des orphelins, 19 des filles.

Les familles ne peuvent pas financer l’éducation de leurs enfants, n’ayant pas même les moyens de se nourrir à leur faim.

L’accord couvrira 5 années de scolarité primaire (en réalité, il y en a 6, mais Rokpa n’a commencé le financement qu’en 2005) et 3 années de collège. Le coût total, par an, pour 50 élèves s’élève à environ 3700 €.

L’école primaire pour 50 enfants comprend : les soins médicaux, la nourriture, les vêtements, le tout pendant 10 mois par an.

L’école a un très bon niveau en tibétain, mais il faut améliorer celui de l’anglais et du chinois. L’objectif du directeur est de donner aux enfants d’excellentes bases pouvant leur être utiles pour la suite, qu’ils décident ou non de poursuivre leurs études.